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Le print, nouvelle motrice de la RATP

À Montreuil, le centre de maintenance Chanzy de la RATP héberge l’atelier signalétique du réseau de transport francilien. Fort de ses savoir-faire et d’un parc machines qui s’est encore étoffé cette année, le service dirigé par Laurent Leclerc a permis à la RATP d’internaliser 7 millions d’euros de production.

 

 © Florent Zucca

En plein cœur de Montreuil (93), à quelques encablures du périphérique parisien, se dresse le centre de maintenance Chanzy de la RATP. Un imposant bloc de bâtiments où travaillent 155 personnes, placées sous la direction de Laurent Leclerc, et qui cache en son sein un secret bien gardé par la régie de transport : son atelier de signalétique. Derrière l’enseigne matérialisant la présence de l’atelier fonctionnent une table à plat swissQprint Oryx 2, un laminateur Kala et une table de découpe Aristo 1625 TL. Historiquement, l’atelier servait à la maintenance des panneaux du réseau RATP. Puis, les équipes ont réalisé quelques projets de communication, notamment des détournements de noms de stations à l’occasion de grands évènements.

DEUX LIGNES DE PRODUCTION

Avec l’arrivée de Jean Rouzaud à la tête du Département de la Maintenance des Équipements et systèmes des Espaces de la RATP, l’atelier de signalétique se découvre de nouvelles ambitions, la régie de transport cherchant de nouveaux relais de croissance. En 2018, l’atelier de Montreuil s’ouvre donc à des opérations hors de son périmètre régalien et remporte l’appel d’offres pour la signalétique de l’hôpital universitaire Robert Debré, à Paris. « Nous sommes légitimes sur du fléchage et de la gestion de flux », justifie Laurent Leclerc.

Mais le véritable tournant intervient en 2019. La RATP elle-même s’apprête à lancer un vaste appel d’offres externe pour de la signalétique réseau. Montant : 7 millions d’euros (5 millions en fabrication et 2 millions en pose). Le centre de Chanzy fait alors valoir ses compétences et se déclare prêt à répondre à l’appel d’offres. Mais il lui manque des moyens. Laurent Leclerc et ses équipes convainquent alors la RATP d’investir 800 000 euros sur de nouveaux équipements et de recruter 15 personnes à l’atelier (infographistes, techniciens et poseurs) afin d’internaliser la production ! Une table à plat de swissQprint Impala 3 rejoint donc Montreuil, ainsi qu’une table de découpe Aristo LFC 2332 et un deuxième laminateur Kala. Avec ces nouveaux outils, arrivés au mois de février 2020, le centre de Chanzy dispose désormais de deux lignes de production opérationnelles, que Laurent Leclerc regroupe dans un même atelier, plus grand que le premier, et entièrement remis à neuf.

 © Florent Zucca

UNE NOUVELLE DIMENSION

Mais la crise du Covid-19 va bouleverser les plans. Si les travaux prévus à l’appel d’offres sont reportés, l’atelier de signalétique tourne néanmoins à plein régime, afin de produire, en urgence, de la signalétique sanitaire. « Nous avons imprimé 8000 m2 sur avril et mai », souffle Laurent Leclerc. Puis, à partir du 11 juin, ce sont les travaux stoppés pendant le confinement qui ont repris, avec là-aussi de gros besoins en signalétique, ainsi que le nouvel habillage de tous les interphones du réseau (5500 unités). « De nouveau, le tables à plat ont travaillé en 2×8 », précise le responsable du centre. Définitivement entré dans une nouvelle dimension, l’atelier de signalétique pourrait encore grandir demain, à la faveur de futurs investissements. De quoi faire de la RATP un nouvel acteur du print ?

 

  © RATP

Journaliste spécialisé dans le domaine des industries graphiques, Florent Zucca est rédacteur en chef du magazine IC LE MAG / Industries Créatives, où il analyse les opérations de personnalisation menées par les marques en matière de retail, de packaging, de décoration et de communication. Diplômé de l’ISCPA Lyon (Institut Supérieur de la Communication, de la Presse et de l’Audiovisuel), il a auparavant travaillé, pendant près de dix ans, dans la presse économique.