Toujours pas abonné ?

Soyez inspiré en recevant tous les trimestres le magazine des Industries Créatives

Connexion abonnés

Mot de passe perdu ?

The Point Newsletter

Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error.

Follow Point

Commencez à taper votre recherche ci-dessus et appuyez sur 'Entrer' pour lancer la recherche. Appuyez sur 'Echap' pour annuler.
©Mill_Ice Jacket Veuve Clicquot edition Frankfurt 2019 etiquettes alu brossé

MILL : un savoir-faire en passe de devenir une exception française

 

Fournisseur de l’industrie du luxe, le spécialiste français des étiquettes et décors métalliques vient d’investir 1,5 million d’euros dans la modernisation de son outil de production. Situé près d’Angers, son atelier édite quelques 7 millions de pièces par an.

 

En France, les éditeurs d’étiquettes et de décors métalliques premium se comptent sur les doigts d’une main. Mill fait partie de ces rares sociétés à proposer encore une expertise et une implantation françaises, sur un segment de marché majoritairement détenu aujourd’hui par des négociants, qui travaillent avec des entreprises européennes ou asiatiques.

Acronyme de Martin Innovations Luxe & Labels, la marque Mill est l’héritière d’une riche histoire industrielle qui trouve son origine dans la plaque métallique d’identification de pièces automobiles. Nous sommes en 1929 quand Jean Martin, complice de Louis Renault, crée Martin Technologies et se lance dans la fabrication de plaques pour identifier châssis et autres pièces de moteur.

Quatre-vingt-dix ans plus tard, l’entreprise familiale a bien grandi. Elle a su capitaliser sur son expertise d’origine et la développer. Avec ses 100 salariés, elle réalise 8 millions d’euros de chiffre d’affaires et compte désormais trois mini-usines : une première qui travaille le métal pour les industriels de tous secteurs ; une seconde qui propose du marquage sur plastique (étiquettes, codes-barres) et de la conception d’interfaces hommes-machines (claviers à membranes et claviers tactiles) ; et une troisième dédiée au marquage sur métal pour les produits et leurs packagings haut de gamme, Mill.

 

UNE DIVERSIFICATION RÉUSSIE

 

La marque Mill a été créée en 2014. Elle a représenté un tournant majeur dans la politique commerciale de l’entreprise.  « Avec Mill, nous sommes devenus les interlocuteurs directs des fabricants de packaging. Nous intervenons aujourd’hui très en amont des projets, au moment des phases créatives », explique Laurent Bizien, le directeur général de Martin Technologies. « Nous sommes sur un marché de niche, nous faisons donc beaucoup de R&D pour nos clients. Le nerf de la guerre, c’est la personnalisation » poursuit le dirigeant.

 

1,5 MILLION D’EUROS D’INVESTISSEMENT

 

Justement, en 2019, l’industriel a débloqué une enveloppe d’1,5 million d’euros pour automatiser davantage sa production et proposer de nouvelles solutions de personnalisation.

Une imprimante numérique haut de gamme, l’Impala 3 de swissQprint, a fait son entrée dans l’atelier en septembre. « Cette table est la Rolls-Royce de l’impression numérique. Elle représente l’avenir et vient en remplacement d’une de nos lignes de sérigraphie. Nos quatre sérigraphes ont d’ailleurs été formés à la programmation de ce nouvel outil qui va nous permettre, d’ici deux ans, d’allier la souplesse de l’impression numérique à une qualité d’impression exceptionnelle, sur une large diversité de supports », commente Laurent Bizien. Effet or, vernis colorés, jeux de brillance… Une nouvelle ligne automatisée de vernissage du métal, avec un tunnel de séchage sur-mesure, est venue compléter le parc machines en novembre.

Aujourd’hui, ce sont près de 7 millions de pièces qui sortent de chez Mill chaque année pour venir habiller les flacons et prestigieux packagings destinés aux marchés français et étrangers. Parmi les références de l’entreprise : Dom Pérignon, Veuve Clicquot, Mizensir, Viktor&Rolf, Yves Saint-Laurent, etc.

 

Journaliste et content manager spécialisée dans le domaine des industries graphiques et créatives. Diplomée du CFPJ Paris (Centre de formation des journalistes), Cécile Jarry suit depuis plus de dix ans l’actualité de ces secteurs. Elle collabore aujourd’hui au magazine Industries Créatives, où elle décrypte les campagnes de personnalisation orchestrées par les plus grandes marques. Elle travaille notamment sur le phénomène du fast retail et de la personnalisation de l’expérience client.