Toujours pas abonné ?

Soyez inspiré en recevant tous les trimestres le magazine des Industries Créatives

Connexion abonnés

Mot de passe perdu ?

The Point Newsletter

    Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error.

    Follow Point

    Commencez à taper votre recherche ci-dessus et appuyez sur 'Entrer' pour lancer la recherche. Appuyez sur 'Echap' pour annuler.

    Faber France devient Specimade et prend le tournant de l’industrialisation

    Depuis sa création en 1989, le groupe Faber France a élargi son expertise pour offrir à ses clients une offre globale de solutions visuelles. Une réalité que ne reflétait plus son nom. En choisissant de rebaptiser le groupe Specimade, ses dirigeants veulent gagner en cohérence et rendre plus lisible l’ensemble de ses métiers. Un tournant qui vise aussi à valoriser son offre one-stop shopping et qui lui permettra d’aller plus loin dans ses ambitions internationales. 

    À la faveur d’une industrialisation massive et croissante de ses outils de production, le groupe Faber France change de nom et devient Specimade : une nouvelle marque ombrelle à l’étymologie limpide, « speci » pour personnalisation et « made » pour faire, dont l’objectif est d’accompagner l’entreprise dans son évolution en regroupant l’ensemble de ses compétences sous une même bannière.

    Une volonté de « faire »

    Depuis sa création en 1989, l’histoire de Faber a été marquée par des opérations de croissance externe et de création de filiale. Négociant au départ, le groupe français s’est ainsi forgé, au fil des ans, une image de fabricant aux multiples compétences, accumulant les savoir-faire en termes de conception, de fabrication et de livraison.

    En 2007, il crée sa filiale MDS, dédiée à la pose et à la maintenance des supports de communication qu’il produit. En 2010, il acquiert Vexillum, un atelier d’impression numérique. En 2015, Georges Charlet et Loic Wattraint, ses actuels dirigeants, reprennent l’entreprise et poursuivent son développement. L’année 2016 est marquée par la signature d’une joint-venture avec une usine de production située au nord de Cracovie, en Pologne, ce qui fait plus que doubler les capacités du groupe qui possède par ailleurs deux unités de production dans le Nord de la France. En 2019, le groupe décide d’ajouter une corde « digitale » à son arc avec une prise de participation dans la société Pixelight spécialisée dans les écrans LED ainsi que dans les bornes, totems et solutions interactives. En 2020, la société AGC PLV entre dans le giron du groupe : elle est spécialisée dans la conception et la fabrication de décors de vitrine et de PLV multi-matériaux.

    À l’origine, la société se concentrait sur la fabrication de produits de communication extérieure, notamment le pavoisement avec les drapeaux, les banderoles et les calicots. Aujourd’hui, elle a considérablement élargi son expertise pour offrir à ses clients une offre globale de solutions visuelles personnalisables, multi-matériaux.

    Trois unités de production en Europe

    Coty, Nature&Découvertes, Burger King, Boulanger, SNCF, Stellantis, Eiffage font aujourd’hui partie des références de Specimade, tout comme les grands comités d’organisation d’événements, les réseaux de magasins, les agences de communication et les fédérations sportives.

    Avec 7000 clients actifs au compteur pour un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros, le groupe français compte parmi les leaders européens du marché. « Grâce à nos trois unités de production, nous sommes en mesure de répondre à des appels d’offres européens, dans des délais très courts », confirme Loic Wattraint.

    En termes d’outil industriel, de nombreux investissements ont été consentis pour accompagner cette internationalisation, avec des équipements haut-de-gamme pour tous les sites. « Un gage de qualité essentiel pour nos clients pour qui cette stratégie multi-sites constitue aussi une sécurité supplémentaire. La pandémie, et les tensions sur les livraisons qu’elle a pu engendrées sont passées par là. Pour nos clients, travailler avec un partenaire européen, qui fait également son sourcing en Europe, est rassurant », précise Georges Charlet.

    1 million de supports imprimés par an

    Avec 17 machines d’impression numérique, 6 machines de découpe numérique, 6 calandres et 50 postes de confection, Specimade dispose aujourd’hui d’une importante force de frappe, laquelle lui permet d’honorer plus de 20 000 commandes par an, soit plus d’un million de supports imprimés et plus de 40 000 expéditions assurées.

    « Et ce n’est que le début » préviennent les dirigeants du groupe qui confient réfléchir à de nouvelles opérations de rapprochement « pour agrandir encore la famille et activer de nouveaux leviers de croissance ». D’ici là, le groupe se sera doté d’un nouvel ERP pour améliorer l’automatisation de ses process et gagner en rentabilité. Fin prêt pour les JO 2024 ?


    Georges Charlet et Loic Wattraint, co-dirigeants du groupe SPECIMADE

    « Ces quatre dernières années, le chiffre d’affaires du groupe a connu une croissance de 25% pour atteindre aujourd’hui les 22 millions d’euros. Nous espérons que le nouveau tournant de notre groupe nous permettra d’aller toujours plus loin. Cette ambition n’est pas déconnectée des préoccupations du monde actuel et Specimade se dotera également d’une nouvelle stratégie RSE. La production responsable a toujours fait partie de la culture du groupe, mais elle devient, encore plus aujourd’hui, une de nos priorités. Notre bureau d’études est soucieux de réduire son impact carbone et de préserver les ressources. Nous nous spécialisons donc dans l’écoconception et pratiquons l’économie circulaire. Plus de 30 000 tonnes de déchets de matières premières sont ainsi triées, collectées et valorisées chaque année. »



    Journaliste, Cécile Jarry suit depuis plus de dix ans l’actualité des secteurs des industries graphiques et créatives. Responsable veille & contenu chez 656 Editions, elle collabore aujourd’hui au magazine Industries Créatives. Ses sujets de prédilection : le design durable, l'éco-conception, la personnalisation ainsi que les dernières évolutions de l'industrie.