Toujours pas abonné ?

Soyez inspiré en recevant tous les trimestres le magazine des Industries Créatives

Connexion abonnés

Mot de passe perdu ?

The Point Newsletter

Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error.

Follow Point

Commencez à taper votre recherche ci-dessus et appuyez sur 'Entrer' pour lancer la recherche. Appuyez sur 'Echap' pour annuler.

« La 3D est un marché émergent, mais en très forte croissance »

Après un premier semestre 2020 difficile, en raison de la crise sanitaire, MIMAKI a connu un très fort rebond à partir du mois de juillet. Le constructeur a maintenu les lancements de machines – sur le jet d’encre et la 3D – affichant ainsi son optimisme, et annonce de nouvelles imprimantes pour 2021. Rencontre avec Martial GRANET, nouveau directeur de filiale pour la France et le Maghreb.

 

Vous avez été nommé en novembre dernier, sur un poste nouvelle créé. Pourquoi Mimaki repense son organisation sur le marché français ?

Historiquement, le marché français était géré depuis le siège de Mimaki Europe, aux Pays-Bas. Désormais, je pilote l’équipe française, soit quatre techniciens, un responsable commercial et une assistante. Je gère également le Maghreb, où nous disposons d’un partenaire par pays. En France, il nous faut réaliser un gros travail sur la notoriété de la marque, entamé avec la création de réseaux sociaux pour Mimaki France. Nous allons aussi inaugurer un showroom sur notre site de Tremblay, avec une vingtaine de machines, un espace dédié au textile, une salle de réunion et une pour la formation. Enfin, nous lançons un audit auprès de nos distributeurs, au nombre de neuf actuellement, afin d’optimiser notre couverture en fonction des applications (signalétique, industrie, textile et 3D). L’enjeu, c’est la qualité du service : avoir le meilleur distributeur, au meilleur endroit, sur les meilleures techniques. Mais, quoi qu’il en soit, nous n’aurons jamais plus de dix partenaires en France.

 

Mimaki a lancé de nouvelles machines en 2020, malgré le contexte. Comment s’est passé cet exercice inédit ?

Les ventes ont connu un coup d’arrêt lors du premier confinement, même si nos clients ont pu travailler sur de la signalétique sanitaire. Ensuite, les prêts garantis par l’État ont permis de relancer les achats de machines à un niveau spectaculaire, puisque nous avons fait mieux qu’en 2019 sur juillet-septembre. Et nous avons envoyé un message très optimiste au marché, en lançant des machines malgré le contexte. Notre « série 100 » (deux imprimantes jet d’encre bobine-bobine, ndlr), et notamment le modèle UJV100-160, a très bien démarré. Nous avons aussi ajouté une brique supplémentaire à notre offre 3D avec la machine grand format 3DGD-1800. Et nous avons dévoilé notre modèle 3DUJ-2207, une imprimante 3D couleur jet d’encre UV compacte qui offre plus de 10 millions de couleurs et doit permettre aux bureaux d’études, écoles et fablabs de s’équiper à coût abordable.

 

Quelles sont les applications et marchés qui, aujourd’hui, soutiennent ou tirent l’activité ?

L’impression 3D est un marché émergent, mais en très forte croissance. Nos distributeurs sont en réflexion stratégique pour créer des départements dédiés à cette activité. La personnalisation d’objets et l’impression textile suscitent aussi une très forte appétence de la part des marques, notamment dans le retail et l’hôtellerie. De nouvelles demandes sont apparues pendant la crise, avec certaines enseignes et industriels qui ont manifesté une volonté de s’équiper. D’un autre côté, les imprimeurs, qui ont les capacités d’achat et l’expertise, doivent se rendre visibles auprès des marques et créatifs. Nous allons les accompagner, en 2021, à travers des webinaires pour montrer quelles applications et quels marchés aller chercher. Enfin, nous dévoilerons cette année deux nouvelles machines : une nouvelle imprimante 3D et une machine de sublimation textile, la TS-100.

 

 

Source du visuel : Mimaki

Journaliste spécialisé dans le domaine des industries graphiques, Florent Zucca est rédacteur en chef du magazine IC LE MAG / Industries Créatives, où il analyse les opérations de personnalisation menées par les marques en matière de retail, de packaging, de décoration et de communication. Diplômé de l’ISCPA Lyon (Institut Supérieur de la Communication, de la Presse et de l’Audiovisuel), il a auparavant travaillé, pendant près de dix ans, dans la presse économique.