Abonnement

The Point Newsletter

    Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error.

    Follow Point

    Commencez à taper votre recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.

    « La récré est terminée ! », par Nathalie Dupuy

    Depuis trois mois, dans les domaines de la création visuelle par IA, et en particulier dans la réalisation de vidéos, mon constat est le suivant : les paramètres et les réglages de plus en plus précis et pointus complexifient la tâche des utilisateurs, à un point tel qu’on ne peut plus simplement « jouer » à faire des vidéos. Cliquer ici ou là, lancer une génération un peu au hasard, pour tester les choses, n’est plus suffisant.

    Aujourd’hui, il y a d’un côté ceux que j’appelle les « faiseurs d’images qui bougent » – dont j’ai fait partie, mais je me suis vite arrêtée -, et de l’autre les réalisateurs et les réalisatrices, qui démontrent dans leurs productions vidéo une écriture scénaristique, un sens de la mise en scène, un cadrage, ou un rythme, qui leur sont propres.

    Je pense qu’une bascule est clairement en train de s’opérer dans la création vidéo. Les métiers pré-IA, assumés par des professionnels aguerris, reprennent petit à petit leur place dans notre quotidien. L’engouement mondial spectaculaire a permis des investissements colossaux, dont découlent aujourd’hui des avancées technologiques puissantes. Si les outils IA sont de plus en plus « user friendly » et simples d’accès, ils se montrent dans le même temps de plus en plus complexes et précis.

    C’est également le cas pour la génération de visuels par IA, mais la standardisation des images a insidieusement déjà gagné du terrain, selon moi. Notre œil s’est déjà habitué à ces images qui envahissent les réseaux. Et à la fois, pas complètement, donc nous pouvons pousser un ouf de soulagement !

    Pendant mes cours ou mes formations, lorsque je présente des visuels « artistiques » ou juste anglés, avec une intention humaine précise, provenant de créateurs ou d’artistes IA, les réactions sont unanimes : ultra positives, voire dithyrambiques. Et ça, c’est un point rassurant.

    La récré est donc, peut-être, bel et bien bientôt terminée… On croise les doigts, car l’usage récréatif de l’IA est énergivore. Mais cette question sera peut-être l’occasion d’une autre tribune !