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L’impression nanographique révolutionne le print

Annoncées depuis plusieurs années, les machines d’impression nanographique du constructeur israélien LANDA arrivent enfin sur le marché. Stabilité, couverture, spectre colorimétrique, variabilité des données, vitesse de production : la technologie nanographique va bousculer le monde de l’impression numérique et concurrencer sérieusement l’offset sur des marchés comme l’édition, la presse, le catalogue, le marketing direct, la communication financière et commerciale et même le packaging. A l’été 2019, le GROUPE PRENANT accueillera la première presse Landa du marché français.

 

Au mois de juillet prochain, le Groupe Prenant prendra possession de la toute première presse nanographique française du constructeur israélien Landa : le modèle SP10, principalement dédié à l’impression commerciale. L’imprimeur francilien installera son nouveau bijou sur le site de sa filiale Diamant Graphic, à Choisy-le-Roi, spécialiste de l’imprimé premium et luxe, avant une mise en route prévue pour le mois de septembre. « Pour moi, la presse Landa est une vraie révolution, déclare Philippe Vanheste, directeur marketing du Groupe Prenant. C’est l’impression numérique mature ».

© Landa

 

OFFSET, NUMÉRIQUE : LE MEILLEUR DES DEUX MONDES

Mise au point par le constructeur israélien Landa, la technologie nanographique parvient à combiner la polyvalence et les avantages économiques inhérents aux courts tirages de l’impression numérique avec les qualités et la productivité de l’offset. En effet, la taille minuscule des pigments Landa NanoInk®, et leur capacité à former une très fine couche d’encre (voir encadré), permet d’imprimer en numérique à de très hautes vitesses – comparables à celles de l’offset – sur des papiers ordinaires non traités, couchés ou non couchés, ainsi que sur n’importe quel film plastique d’emballage ou support d’étiquette, afin d’obtenir des images qui résistent à l’abrasion et aux rayures.

 

« Le papier a du sens s’il est ennoblit, personnalisé et connecté », Philippe Vanheste, directeur marketing du Groupe Prenant

 

Autre avantage : la gestion de la couleur. « Notre machine sera équipée de sept couleurs, nous permettant de reproduire 96 % des couleurs Pantone, quand l’offset ne couvre que 65 % du nuancier, explique Philippe Vanheste. Et pour utiliser au maximum les capacités de la Landa, il faudra travailler en format RVB, le fichier natif photographique, permettant ainsi aux créatifs de rester dans l’espace colorimétrique qu’ils utilisent le plus ». De plus, la minceur du film d’encre déposé par le procédé nanographique assure de restituer très fidèlement le niveau de brillance du support sur lequel les images sont imprimées. Autrement dit, l’image est brillante sur un papier brillant et mate sur un papier mat, et ce, tout en préservant ses plus hautes qualités visuelles, comme la densité optique et la forme du point.

© Landa

 

UN PAPIER ENNOBLIT, PERSONNALISÉ ET CONNECTÉ

Plus grande stabilité à la lumière, meilleure couverture, spectre colorimétrique plus large, vitesses d’impression digne de l’offset, le tout combiné à la variabilité des données offerte par l’impression numérique : le procédé nanographique pourrait bien bouleverser le monde du print. D’autant que Prenant, actionnaire des start-ups SnapPress et Bear, spécialistes de la réalité augmentée, et qui dispose d’une filiale (CFI Tech) dédiée à la gestion de la donnée variable, entend bien tirer profit de toutes ses capacités pour proposer une expérience « print » à très forte valeur ajoutée à ses clients. « Le papier a du sens s’il est ennoblit, personnalisé et connecté », assure le directeur marketing du groupe. Edition (de livres d’art, de livres objets, de livres photos), presse magazine, catalogues, communication financière (rapports annuels) ou encore marketing direct : autant de marchés sur lesquels le Groupe Prenant entend faire rayonner l’impression nanographique, au service d’un print enrichit.

© Landa

TECHNIQUE

Le procédé Nanographic Printing® utilise une encre aqueuse comportant des particules de pigments de quelques dizaines de nanomètres seulement. « On peut comparer le pigment nanographique à un grain de sable, quand il serait de la taille d’une pierre en jet d’encre traditionnel », explique Philippe Vanheste, directeur marketing du Groupe Prenant. Le process commence par la projection de milliards de gouttelettes, qui ne sont pas éjectées directement sur le substrat, comme dans la technique traditionnelle du jet d’encre, mais projetées sur un blanchet. Chaque gouttelette d’encre qui atterrit sur le blanchet chauffé s’y étale et perd très rapidement son eau, en s’amincissant d’autant. Quand toute l’eau s’est évaporée, il ne reste plus sur le blanchet qu’un film polymère sec ultramince, formant les images imprimées les plus fines du secteur.

Une fois cette fine couche d’encre de 500 nanomètres appliquée sous pression au support, elle adhère fermement et instantanément à sa surface sans y pénétrer. « C’est de la décalcomanie, compare Philippe Vanheste. On s’affranchit alors des problèmes d’humidité et de pénétration de l’encre ». Les images ainsi formées sont durables et résistent à l’abrasion. Elles n’ont de surcroît pas besoin d’un séchage après impression. L’impression recto-verso est donc grandement simplifiée et les imprimés peuvent être façonnés directement au sortir de la presse, même sur les équipements de finition les plus agressifs.

© Landa