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« Pour le commerce connecté, proposer des scénarios plus réalistes est un enjeu majeur »

Invitée du dernier CES Unveiled de Paris, la start-up française Haptic Media, experte en visualisation et personnalisation de produits interactifs, multiplie les annonces. Schmidt, Kenzo, Guerlain et maintenant Baume, lui font aujourd’hui confiance pour proposer de nouvelles expériences interactives à leurs clients. Henri Foucaud, son Pdg, nous présente ses solutions.

 

 

IC : Schmidt, Kenzo, Guerlain, Baume… Haptic Media fait aujourd’hui partie des start-ups qui montent. Il faut dire que la promesse est belle puisqu’avec votre solution, vous alliez à la fois personnalisation et immersion 3D. Expliquez-nous.

Henri Foucaud : Haptic Media est née de ce constat que 70 % des personnes qui vont en ligne pour chercher ou acheter un produit, ne passe pas à l’étape suivante, faute d’une bonne compréhension de ce qu’ils ont sous les yeux. Autrement dit, pouvoir regarder un produit sous toutes ses facettes, le faire interagir dans l’espace, ou en projeter une image sur son poignet, quand il s’agit d’une montre par exemple, est devenu élément décisif aujourd’hui pour transformer une vente. La solution que nous proposons consiste donc à rendre chaque objet beaucoup plus réaliste pour justement réduire cette distance qui peut exister entre le numérique et le produit.

C’est une technologie immersive qui permet de capter la réalité du produit grâce à une technologie de visualisation 3D. La solution conceptualise les objets virtuels d’une manière plus réaliste et offre des capacités de fonction interactives pour permettre au client final de se projeter dans son achat en ligne et de personnaliser le produit à son goût.

IC : Au point d’éviter, à terme, de se rendre dans un commerce physique ?

H. F. : C’est possible, mais ce n’est pas forcément le but poursuivi par les marques. L’idée est plutôt de mettre en place ce que l’on appelle un parcours sans couture. Avec un premier contact via un media mobile, smartphone ou tablette, au cours duquel le client découvre le produit qu’il veut personnaliser. Vient ensuite l’étape de la personnalisation et de la visualisation du résultat en 3D, avec, on l’a dit, la possibilité d’interagir avec le produit. Le client a dès lors une idée plus réaliste du produit qu’il veut acheter. C’est ce que l’on appelle dans notre jargon, « capturer de la réassurance ».  Vient ensuite la transformation de cette expérience en acte d’achat, qui, le plus souvent, se passe en boutique. Le client y retrouve son projet personnalisé, via une borne interactive par exemple, et peut passer à l’acte d’achat.

 

IC : Les taux de transformation sont-ils bons ?

H. F. : Pour Schmidt par exemple, c’est un vrai succès. Les clients utilisent notre solution pour tranquillement imaginer, de leur canapé, ce que sera leur nouvelle cuisine. Leur fichier est conservé, il le retrouve ensuite en magasin pour échanger avec les experts et finaliser leur décision. Avant la mise en place de notre solution, Schmidt transformait 30 % de ses leads. Après, elle en transforme 50 %.

Pour Guerlain, nous n’avons pas encore les chiffres définitifs mais l’opération est un succès. Pour parler du projet en deux mots, la marque a décidé, en 2018, de permettre à ses consommatrices de personnaliser un de ses produits mythiques, son rouge à lèvres Rouge G. Pour ce faire, elle a lancé une collection de 15 nouveaux capots, à associer à 30 teintes différentes. Soit plus de 500 combinaisons possibles. Avec notre solution, Guerlain a pu facilement mettre en valeur cette nouvelle offre en présentant, sur son site, toutes les combinaisons possibles. Et ce, sans passer par l’étape du shooting des produits, qui représentait un coût élevé.

 

« Avant la mise en place de notre solution, Schmidt transformait 30 % de ses leads. Depuis, le taux est passé à 50 % »

 

Journaliste et content manager spécialisée dans le domaine des industries graphiques et créatives, Cécile Jarry suit depuis plus de dix ans l’actualité de ces secteurs. Elle collabore aujourd’hui au magazine Industries Créatives, où elle décrypte les campagnes de personnalisation orchestrées par les plus grandes marques. Elle travaille notamment sur le phénomène du fast retail et de la personnalisation de l’expérience client.