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Pacific Colour sublime les objets en volume

La société francilienne est le seul prestataire français à maîtriser la technique de la sublimation 3D, procédé qui permet de personnaliser rapidement des objets volumiques en all over, sur de courtes séries rentables. Un savoir-faire unique qui permet à Pacific Colour de séduire de grands comptes, sur de nombreux marchés.

 

Un opinel, un bento, un flacon de parfum, une bouilloire, un service à couverts, une baignoire, une table basse : que peuvent bien avoir en commun ces objets ? Tous ont été personnalisés par sublimation 3D chez Pacific Colour. L’entreprise de Bonneuil-sur-Marne (94) est en effet le seul prestataire d’impression français à maîtriser la technique de la sublimation 3D, procédé qui permet de personnaliser des objets volumiques en all over quand, traditionnellement, la sublimation ne permet de marquer des objets que sur une surface bien définie.

 

UN PRINCIPE UNIVERSEL : LA SUBLIMATION…

 

Comme pour la sublimation textile, connue depuis de très nombreuses années et utilisée pour l’impression de textiles polyester, la sublimation 3D nécessite des encres spécifiques, qui vont passer directement de l’état solide à l’état gazeux (principe de sublimation). Technique d’impression indirecte, la sublimation nécessite aussi l’utilisation d’un média de transfert. En effet, après une adaptation graphique, le décor est imprimé sur un support, qui est ensuite apposé sur la surface de l’objet à personnaliser. Puis, sous conditions spécifiques de chaleur et de pression obtenues dans un four à sublimation 3D (sur textile, la sublimation se fait par laminage dans une calandre chauffante), les encres se subliment, s’échappent de leur support et pénètrent la matière de l’objet. À la sortie du four, les encres refroidissent et repassent à l’état solide. Capturées dans la matière, elles restituent le décor. Le résultat est apparenté à un tatouage indélébile, inaltérable, de haute définition et aux couleurs éclatantes.

 

 

… MAIS UN PRINCIPE SUBLIMÉ  PAR UN SAVOIR-FAIRE UNIQUE

 

Mais chez Pacific Colour, la sublimation est capable de personnaliser un objet par application d’un décor sur toute sa surface, quelle que soit sa forme, sans rupture de motif. Pour y arriver, l’entreprise a fait fabriquer, par un constructeur italien, un four de sublimation sur-mesure capable d’accueillir des objets volumiques. Un partenaire avec lequel Pacific Colour a aussi développé un média de transfert unique, qui possède la capacité d’épouser la forme des objets en 3D. « Mais la technologie ne serait rien sans nos petites mains, qui impriment, puis posent le film de transfert sur chaque objet », précise Rodolphe Bonamy, gérant de Pacific Colour, qui a également développé en interne ses propres moules de pose.

« Aujourd’hui, il est impossible de faire de la décoration en all over sur des objets en volume par des techniques comme la tampographie, l’impression numérique directe ou la sérigraphie, explique le dirigeant. Avec la sublimation 3D, on bénéficie des avantages de l’impression numérique – pas d’outillage, vitesse d’exécution, rentabilité des courtes séries et personnalisation – avec une qualité d’impression exceptionnelle : l’encre pénétrant le support, le décor offrira un rendu des couleurs très fin et sera résistant aux frottement, à l’abrasion et aux liquides, lui conférant un longue durée de vie ». Autant d’atouts qui offrent aux clients de Pacific Colour l’opportunité de produire de petites séries rentables. « Le décor doit apporter une plus-value rentable, confirme Rodolphe Bonamy. Opinel, qui vend ses couteaux vierges dix euros, propose ses éditions limitées à 35 euros, donc on peut y intégrer le prix de la sublimation ».

 

DES MARCHÉS TRÈS VARIÉS

 

Egalement équipé d’un four de sublimation à plat, qui lui permet de travailler pour le marché de la signalétique (Pacific Colour imprime ainsi des panneaux de signalétique pour les gares SNCF) et pour du tirage d’art photographique (Pacific Colour est notamment habilité à imprimer sur les plaques d’aluminium laqué de la marque Chromaluxe, support très haut de gamme), l’entreprise francilienne possède aujourd’hui un carnet de commandes plein en sublimation 3D. « La sublimation volumique intéresse de très nombreux secteurs, très variés, comme la lunetterie, les arts de la table, les matériels de sport, le mobilier, l’électroménager, la cosmétique et la parfumerie, etc. », détaille Rodolphe Bonamy, qui a repris le société en avril 2014 avec sa femme, Isabelle.

Pacific Colour emploie aujourd’hui huit salariés à temps plein (12 lors des pics d’activité), dont cinq en atelier, et travaille pour une centaine de clients, dont 20 % à l’international. Outre la production, l’entreprise accompagne ses clients en matière de création, notamment par du conseil technique. « En sublimation, il faut penser au rendu des couleurs en fonction des supports, précise le dirigeant. Certaines matières altèrent les couleurs, comme le bois, qui est assez jaune et pour lequel il faut donc faire attention au choix des bleus ». Cette expertise permet à Pacific Colour de compter une vraie longueur d’avance en matière de sublimation 3D.

 

 

Journaliste spécialisé dans le domaine des industries graphiques, Florent Zucca est rédacteur en chef du magazine IC LE MAG / Industries Créatives, où il analyse les opérations de personnalisation menées par les marques en matière de retail, de packaging, de décoration et de communication. Diplômé de l’ISCPA Lyon (Institut Supérieur de la Communication, de la Presse et de l’Audiovisuel), il a auparavant travaillé, pendant près de dix ans, dans la presse économique.