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Junart : les étiquettes viticoles revisitées par l’art

Passionné d’art et de vignes, Junior Parado imagine des collaborations entre vignerons et artistes. De ces rencontres naissent des bouteilles en séries limitées, où l’étiquette devient œuvre d’art.

 

 

Après avoir travaillé pour un label de musique parisien, Junior Parado s’envole à Hong-Kong pour monter un bar à vin – concept store. Passionné d’art et de vigne, il décide d’allier les deux et ébauche les premières lignes de son projet en proposant au street artiste parisien Nasty de personnaliser à la bombe des bouteilles de vin qu’il offre à ses bons clients. Deux ans plus tard, sa rencontre avec le duo Cassius – référence et pionnier bien connu de la French Touch – est décisive. « Dans les loges, après un de leur concert, ils trouvaient le vin infecte. Je leur ai proposé d’appeler mon oncle, pour qu’il nous rejoigne avec de bonnes bouteilles de Cornas. Junart a commencé comme ça », s’amuse le créateur.

 

DE COURTES SÉRIES, IMPRIMÉES EN NUMÉRIQUE

Depuis 2016, Junior Parado imagine des collaborations entre vignerons et artistes. De ces rencontres entre art et vin naissent des bouteilles en séries limitées, où l’étiquette devient œuvre d’art. Il décline ainsi artistes et cépages, comme Mouton Rothschild le propose à grands tirages avec Chagall, Picasso ou Jeff Koons… Mais pour Junart, ce qui est rare est précieux. Aussi Junior Parado fait le choix de tirer uniquement de très courtes séries, de 50 à 500 bouteilles. Il associe ainsi DownTown Music Publishing (éditeur des Beatles) au Saint-Joseph du vigneron Bastien Jolivet ou décline une collection « cinéma » avec les irrévérences graphiques de l’illustrateur Jean-Michel Tixier. « Le coût de l’impression traditionnelle étant exorbitant, je me suis tourné vers le numérique, qui me permet de réaliser n’importe quel projet sans aucune limite », explique Junior Parado. En attendant les prochaines collaborations, on retrouvera bientôt les éditions limitées des artistes Fabien Verschaere et Cara Mia sur les bouteilles du Chai Saint-Olive, premier chai de vinification urbain de Lyon.

Photos © Junart

Journaliste diplômée de l’Institut de la Communication et des Médias (Grenoble) et de l’Université Jean Moulin (Lyon), Emmanuelle Hebert a exercé dans les secteurs de la presse et de la communication. Elle travaille depuis 2017, comme indépendante, en conseil éditorial et collabore depuis deux ans avec IC Le Mag.