Toujours pas abonné ?

Soyez inspiré en recevant tous les trimestres le magazine des Industries Créatives

Connexion abonnés

Mot de passe perdu ?

The Point Newsletter

Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error.

Follow Point

Commencez à taper votre recherche ci-dessus et appuyez sur 'Entrer' pour lancer la recherche. Appuyez sur 'Echap' pour annuler.
Hespéride prend ses quartiers à Saint-Lazare

Hespéride prend ses quartiers à Saint-Lazare

Pour sa première opération évènementielle, le spécialiste du mobilier de jardin a vu les choses en grand : les 700 m2 de la célèbre galerie de Versailles, au sein de la gare Saint-Lazare, ont été entièrement personnalisés aux couleurs de la marque. Au cœur de l’opération, la petite imprimerie Just See (77) a utilisé toute la palette de l’impression numérique pour fournir une multitude de supports print à l’événement.

 

Du 17 au 20 mai derniers, la marque Hespéride, spécialiste du mobilier de jardin, a entièrement personnalisé la célèbre galerie Versailles de la gare Saint-Lazare à Paris, soit 700 m2, pour ce qui constituait sa toute première opération évènementielle grand public. Un dispositif imaginé par les agences évènementielles parisiennes Département Production et Agent QIU, qui ont co-produit l’événement dans ce lieu très fréquenté. Près de 450.000 voyageurs transitent quotidiennement par la galerie de Versailles. Sur quatre jours, Hespéride s’est donc offert visibilité et notoriété auprès de 1,8 million de personnes. « Nous avons choisi la gare Saint-Lazare car nous souhaitions toucher les Franciliens qui possèdent un jardin ou une résidence secondaire, mais également les Parisiens qui disposent d’une terrasse ou d’un balcon », explique Dorothée Poitau, responsable marketing d’Hespéride.

 

Hespéride : L’impression numérique au service de l’évènementiel

 

L’impression numérique au service de l’événementiel

Afin de personnaliser l’ensemble de la galerie, Agent QIU et Département Production n’ont pas lésiné sur les moyens : 700 m2 de pelouse synthétique, du mobilier de jardin, une vingtaine d’arbres, 1200 catalogues Hespéride, des tablettes connectées au site de la marque, une permanence d’ostéopathie, un photocall shooté par une photographe professionnelle, le tout complété par quatre animateurs et un régisseur.

Mais ce sont bien les supports imprimés qui ont permis de valoriser tous ces dispositifs en apportant la visibilité à la marque Hespéride. Pour la partie « print », Agent QIU et Département Production ont fait appel à Just See (Vaux-le-Pénil, 77), une petite agence de communication visuelle qui dispose de son propre studio de création et d’un atelier de production très bien équipé en impression numérique. « Cette double casquette nous offre une vraie valeur ajoutée dans l’évènementiel, où il faut être très réactif, explique Adrien Flamme, le dirigeant. Avec le studio et l’atelier en interne, nous maîtrisons tout le process, de la gestion des fichiers à l’impression ».

 

Production en temps record

Pour le photocall, dont le fond changeait tous les jours, Just See a imprimé ses toiles de polyester extensible en sublimation, comme pour les drapeaux. Une technique qui « se prête bien au grand format, car elle offre des rendus fidèles sur matières textiles », justifie Adrien Flamme. En revanche, pour les polos (coton) portés par les animateurs pendant l’événement, Just See a réalisé une impression directe sur textile sur une machine Epson de la gamme SureColor. Les triptyques en carton ont, quant à eux, été imprimés avec des encres latex (technologie HP). Enfin, un grand parasol a également été personnalisé grâce à un flex de transfert en quadrichromie, technique généralement dévolue au vêtement, notamment sportif. « On a appliqué les méthodes de l’impression textile traditionnelle sur un parasol, dont la toile est un textile, s’amuse Adrien Flamme. C’est notre petite touche personnelle ».

Pour tous ces supports et toutes ces techniques, Just See n’a pu bénéficier que de six jours ouvrés de production. « C’est le délai moyen pour l’évènementiel. Les évolutions techniques de l’impression numérique permettent ce genre de délais, analyse le dirigeant. Il y a encore cinq ans, il fallait laisser dégazer les encres latex pendant 5 heures. Mais ce temps là est déjà révolu ».

 

 

QUI FAIT QUOI ?

 

Client :

Hespéride (93)

Conception :

Agent Qiu (75) et Département Production (75)

Impression :

Just See (77)

Pose et Montage :

Déco Fast (91)

 

 

 

Hespéride Photocall

 

 

Les drapeaux (en maille polyester) ont été imprimés en sublimation, comme la toile pour le photocall. En revanche, les triptyques en carton ont été imprimé avec des encres latex (technologie HP), qui ont l’avantage de produire des impressions sans odeur et sans rejet de composés organiques volatils, donc adaptées à des applications intérieures, et qui résistent aux éraflures, aux salissures et à l’eau.

 

Hespéride drapeaux triptyques
Hespéride prend ses quartiers à Saint-Lazare
 TECHNIQUE : SUBLIMATION

 

Toile de polyester extensible de 2,5 m par 3 m imprimée en sublimation (sur machine Mimaki), puis tendue sur un cadre en aluminium pour faire office de fond visuel pour le photocall. La sublimation est une technique d’impression sur textiles polyester (ou supports base polyester) réalisée grâce à un procédé chimique utilisant des encres sensibles à la chaleur. Ces encres base-eau se transforment en gaz sous l’effet de la chaleur et se combinent au support en polyester. « La sublimation se prête bien au grand format, car elle offre des rendus fidèles sur matières textiles », justifie Adrien Flamme, dirigeant de Just See (77), prestataire d’impression sur l’opération Hespéride.

Journaliste spécialisé dans le domaine des industries graphiques, Florent Zucca est rédacteur en chef du magazine IC LE MAG / Industries Créatives, où il analyse les opérations de personnalisation menées par les marques en matière de retail, de packaging, de décoration et de communication. Diplômé de l’ISCPA Lyon (Institut Supérieur de la Communication, de la Presse et de l’Audiovisuel), il a auparavant travaillé, pendant près de dix ans, dans la presse économique.