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Au CHRU de Brest, les enfants n’ont plus peur de passer une IRM

Fin 2017, le CHRU de Brest a transformé sa salle IRM en sous-marin. Une belle opération de décoration intérieure, dont les vertus ne sont pas seulement esthétiques, mais aussi curatives.

 

Grâce aux nouvelles technologies d’impression proposées par HP, via notamment sa gamme Latex, la personnalisation d’espace devient possible dans des lieux sensibles comme les hôpitaux. Il y a quelques années, en Espagne, une salle IRM avait ainsi été transformée en navette spatiale. Aujourd’hui, au CHRU de Brest, c’est à bord d’un sous-marin que les enfants embarquent pour passer leur examen médical.

Pour les équipes soignantes, l’objectif était avant tout un objectif de soin, avec cette envie et ce besoin de rendre les lieux moins anxiogènes pour les enfants.  « On avait besoin de customiser notre IRM pour la rendre plus rassurante car nous sommes dans un univers très technicisé, qui peut faire peur », témoigne le docteur Olivier Legeas, radio-pédiatre au CHRU de Brest.

Depuis décembre, c’est une jolie petite pieuvre rouge coiffée d’une belle couronne et son amie l’étoile de mer qui accueillent désormais les enfants dans la salle d’examen. Elles ont été imaginées et dessinées par le designer Frédéric Clermont de l’agence Desind. On les retrouve aussi dans les couloirs et sur les portes du service, accompagnées d’une tortue, d’une baleine, d’un hippocampe et d’un petit crabe orange, dans ce qui constitue un vrai parcours pédagogique pour les enfants. « Au-delà de la décoration, l’idée était en effet d’accompagner l’enfant, de la salle d’attente à la salle d’examen. Les 120m2 d’impression réalisés faisaient partie d’un projet global de plus grande ampleur, conçu pour améliorer la prise en charge de l’angoisse et de la douleur des enfants », explique le designer.

 

Un décor hypnotique

 

Conçu en partenariat avec des hypnothérapeutes, le projet propose des graphismes et des couleurs qui captent l’attention des enfants et les rassurent, ainsi que leurs parents. Le thème de la mer a ainsi été choisi pour la proximité de l’hôpital avec l’océan et pour l’histoire de la ville, mais aussi parce qu’il a permis d’utiliser massivement la couleur bleu dont les vertus hypnotiques sont avérées.

 

 

« Les résultats se sont fait sentir très rapidement. Aujourd’hui, nos petits patients n’ont en effet plus besoin d’être sédatés pour consentir à l’examen. Ils sont plongés dans un état hypnotique », confie Ingrid Brinster, cadre de santé du service, à l’initiative de ce projet. « Accompagnés par une étoile de mer qu’ils connaissent bien puisqu’elle leur tient compagnie depuis la salle d’attente, ils n’ont plus peur ».

Des résultats probants qui donnent envie à Ingrid Brinster d’aller encore plus loin, en proposant cette « thérapie par l’impression » dès le début de l’accompagnement des patients. À la réception des convocations aux examens, enfants et parents pourraient ainsi faire connaissance avec l’étoile de mer, devenue la mascotte de l’hôpital. Ils apprivoiseraient ainsi plus volontiers l’univers dans lequel ils devront « s’immerger ».

 

 

MAKING OF

Pour des raisons de sécurité sanitaire évidente, poser de l’adhésif imprimé dans un hôpital n’est pas donné à tout le monde. Le cahier des charges est exigeant, avec une attention toute particulière portée à la sécurité sanitaire des impressions. Pour réaliser ce projet, le CHRU de Brest et l’agence Desind a donc choisi la société Le Reprographe, installée près de Brest et dont l’équipement en HP Latex offre toutes les garanties. « Nous avons remporté ce marché car notre solution d’impression HP Latex 560 possède toutes les certifications nécessaires pour intervenir dans un milieu hospitalier, les encres Latex ne dégageant aucun COV (Composés Organiques Volatils). Des tests ont été réalisés par le designer en charge du projet pour s’assurer que tout était aux normes et correspondait bien aux exigences de salubrité souhaité », explique Marc Le Gall, le dirigeant du Reprographe. Une fois l’étape de l’impression réalisée, l’essentiel de la difficulté a résidé dans la pose des adhésifs fournis par la société Avery Dennison, en collaboration avec ID Numérique. Les équipes du Reprographe ont dû travailler en fonction des disponibilités du personnel de santé, de la salle d’examen et en collaboration avec Siemens, le constructeur de l’IRM. Un technicien a en effet été dépêché tout spécialement sur les lieux pour déposer des pièces de la machine et permettre un covering correct. L’habillage a été complexe et l’équipe de pose a employé des outils spécifiques pour le réaliser, comme les cutters amagnétiques, indispensables pour travailler sur ce gigantesque aimant qu’est l’IRM. Quatre jours au total ont été nécessaires pour poser l’ensemble du projet.

 

 

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Journaliste et content manager spécialisée dans le domaine des industries graphiques et créatives, Cécile Jarry suit depuis plus de dix ans l’actualité de ces secteurs. Elle collabore aujourd’hui au magazine Industries Créatives, où elle décrypte les campagnes de personnalisation orchestrées par les plus grandes marques. Elle travaille notamment sur le phénomène du fast retail et de la personnalisation de l’expérience client.